
Vous possédez un chalet à Crans-Montana, un appartement en PPE à Martigny ou un logement de vacances dans une station valaisanne. La déclaration arrive, les intérêts hypothécaires sont débités, quelques semaines ont été louées, et plusieurs questions se mélangent : quelle valeur inscrire, quelles charges déduire, quels documents joindre et quelle commune taxera le bien ?
Une déclaration d'impôt résidence secondaire Valais correcte repose sur une distinction nette entre fortune immobilière, valeur locative, revenus locatifs, charges déductibles et assujettissement limité. Le Service cantonal des contributions du Valais, la commune de situation et, selon le domicile, l'autorité fiscale du canton ou du pays de résidence peuvent tous intervenir dans le dossier.
À Martigny, un propriétaire peut vivre principalement dans un autre canton tout en détenant un appartement en PPE. En station, il peut s'agir d'un chalet utilisé quelques semaines par an, parfois loué le reste du temps. Dans ces deux situations, le bien situé en Valais doit être pris en compte dans la déclaration fiscale dès qu'une personne en détient la propriété ou un droit économique imposable.

Le propriétaire domicilié en Valais déclare généralement sa résidence secondaire dans le même dossier que ses autres revenus et éléments de fortune. La personne domiciliée dans un autre canton annonce le bien au lieu où il se trouve. La répartition entre les cantons dépend ensuite de l'ensemble de sa situation fiscale.
Le frontalier ou le propriétaire domicilié hors de Suisse doit vérifier la portée de son assujettissement. Pour un bien valaisan détenu par une personne domiciliée à l'étranger, les règles prévoient un assujettissement limité aux niveaux communal, cantonal et fédéral sur le revenu, ainsi qu'un impôt local sur la fortune. Un impôt foncier communal peut aussi s'ajouter, fixé à 0,1 % de la valeur fiscale du bien, selon les informations consacrées à la détention d'une résidence secondaire en Valais et conséquences fiscales.
Le permis de séjour, notamment B, C ou G, ne suffit pas à établir seul le traitement fiscal. Il faut examiner le domicile effectif, la durée et la nature du séjour, l'activité exercée ainsi que les liens personnels. Un changement de domicile principal en cours d'année peut donc modifier le cadre de la déclaration.
Le non-résident peut relever d'une déclaration simplifiée ou d'une déclaration mondiale. Dans le régime simplifié, les règles publiées admettent seulement 10 % de la dette contractée sur le bien au 31 décembre et 10 % de la déduction sociale du contribuable sur la base taxable de la résidence secondaire. Ce cadre réduit les éléments pris en compte et doit être distingué d'une déclaration fondée sur la situation globale.
Une déclaration mondiale permet de déduire toutes les dettes en Suisse et à l'étranger, selon les informations présentées dans le dossier. Le choix du cadre dépend notamment du domicile, des revenus, des dettes et de la situation personnelle du propriétaire.
Les formulaires du Service cantonal des contributions du Valais servent de référence pour préparer le dossier. Ils permettent de distinguer l'obligation valaisanne d'une déclaration étrangère ou d'une imposition fédérale isolée.
Pour un propriétaire d'appartement à Martigny ou dans une station, la déclaration doit rester cohérente d'une rubrique à l'autre. La valeur du bien inscrite dans la fortune doit correspondre aux données fiscales disponibles. Le revenu immobilier doit, lui, refléter l'occupation réelle, la mise à disposition et les éventuelles périodes de location.
Le dossier commence par la fortune immobilière. Le propriétaire indique le bien situé en Valais selon la valeur fiscale retenue par l'autorité compétente. En cas de PPE, il précise sa quote-part de propriété. Les dettes hypothécaires sont ensuite réparties selon le cadre fiscal applicable. Le capital restant dû ne doit pas être confondu avec les intérêts payés durant l'année.
La rubrique suivante concerne les revenus de la fortune. Une résidence mise à la disposition du propriétaire génère une valeur locative imposable. Si le logement est loué pendant une partie de l'année, les loyers effectivement perçus doivent apparaître séparément. La période d'usage personnel doit aussi être distinguée, en tenant compte des jours durant lesquels le bien reste disponible ou est occupé.
Les charges liées au bien sont documentées à part. Les intérêts hypothécaires, les frais d'entretien et les autres dépenses admises doivent être appuyés par des justificatifs. Le règlement de PPE, le décompte de charges et les factures payées personnellement répondent à des besoins différents. Les regrouper sans ventilation claire complique le contrôle du dossier.
Les cases et annexes changent avec les formulaires cantonaux. Il faut utiliser la version correspondant à l'année fiscale concernée, plutôt que reprendre la numérotation d'une ancienne déclaration. La page consacrée à la déclaration d'impôts en Valais peut servir de point de départ pour vérifier les instructions et organiser les pièces.

L'impôt dépend aussi de la commune de situation. Celle-ci intervient dans la charge communale, et certaines communes touristiques appliquent une taxe de séjour forfaitaire annuelle ou une taxe liée au bien. Un logement comparable peut donc entraîner une charge différente à Martigny, à Sion ou dans une station, selon la commune et l'usage déclaré.
Avant l'envoi, le propriétaire doit vérifier que la fortune, le revenu immobilier et les dépenses correspondent aux mêmes périodes et au même pourcentage de propriété. Cette lecture croisée réduit les demandes de renseignements et rend le dossier plus facile à contrôler.
À Martigny comme dans une station valaisanne, un appartement de vacances peut rester imposable même lorsque son propriétaire n'y séjourne que quelques semaines. La valeur locative correspond au revenu théorique lié à l'usage personnel du logement. En Valais, elle est historiquement fixée à 60 % du loyer de marché brut, selon le mécanisme de la valeur locative en Suisse. Le loyer de référence doit toutefois rester cohérent avec la commune, la situation, l'état et les caractéristiques du bien.
Pour établir le revenu immobilier, il faut :
Un logement réservé à l'usage personnel reste imposable pendant les périodes où il est disponible, même s'il demeure vide. Le nombre de nuits effectivement passées sur place ne suffit donc pas à réduire automatiquement la valeur locative.
Règle pratique : une résidence secondaire vide mais réservée à l'usage personnel ne devient pas fiscalement neutre.
La dette doit être examinée séparément pour les non-résidents qui utilisent une déclaration simplifiée. Les règles applicables admettent 10 % de la dette contractée sur le bien au 31 décembre dans la base taxable de la résidence secondaire. Une déclaration mondiale peut permettre une prise en compte plus large des dettes, selon la situation fiscale globale. Cette déduction ne correspond pas aux intérêts hypothécaires effectivement payés.
Les frais d'entretien, les intérêts hypothécaires et les primes liées au bien doivent être rattachés à l'année fiscale concernée et appuyés par des pièces. Une rénovation énergétique peut recevoir un traitement différent d'une amélioration ou d'un investissement qui augmente la valeur du logement. Avant de remplir les cases, il faut aussi examiner tout changement d'affectation, notamment le passage d'un usage privé à une location régulière.
| Composante du revenu imposable d'une résidence secondaire en Valais | Mode de calcul |
|---|---|
| Valeur locative brute | 60 % du loyer de marché brut, selon les paramètres publiés pour le Valais |
| Part personnelle | Imputation selon les jours d'occupation ou de disponibilité |
| Loyers encaissés | Revenus réellement perçus pour les périodes louées, après traitement des charges admises |
| Dette en déclaration simplifiée | 10 % de la dette contractée sur le bien au 31 décembre |
Pour la déclaration simplifiée des propriétaires non-résidents, reportez-vous aux explications déjà indiquées dans la section consacrée aux personnes qui doivent déclarer une résidence secondaire en Valais. Le point déterminant reste la concordance entre la dette déclarée, la période fiscale et le bien concerné.
Un chalet loué pendant la saison doit être traité selon son usage réel. Le propriétaire distingue les périodes louées, les jours d'occupation personnelle et les périodes simplement gardées à disposition. Les loyers effectivement encaissés concernent la période louée. Pour l'usage propre, la valeur locative s'applique à la part correspondante, selon les principes exposés dans la section « Valeur locative et déductions applicables au bien ».
À Verbier, Nendaz, Crans-Montana ou dans une autre station, un calendrier précis évite les ventilations approximatives. Il doit faire apparaître les semaines louées, les dates d'occupation personnelle et les périodes bloquées pour le propriétaire. Les réservations, contrats, versements et frais d'administration permettent de relier chaque montant à la bonne période.
Une location partielle ne rend pas toutes les dépenses automatiquement déductibles. Les intérêts hypothécaires, les frais d'entretien, les assurances et les frais d'administration doivent être attribués au bien et, lorsque cela s'impose, répartis entre usage privé et location. Le choix de la méthode doit rester cohérent avec les périodes déclarées et les justificatifs disponibles.
En PPE, la quote-part détenue fait partie de la fortune privée. Le décompte annuel doit être lu ligne par ligne, car l'entretien courant, les travaux, les versements au fonds de réserve et les améliorations peuvent recevoir un traitement différent. Le règlement de PPE et les procès-verbaux servent à déterminer la nature de chaque dépense.
Une gestion documentée de la PPE en Suisse facilite le rapprochement entre le décompte collectif, les pièces bancaires et la déclaration fiscale. Le montant payé ne suffit pas. Il faut identifier l'objet de la dépense et la part du bâtiment à laquelle elle se rapporte.
| Traitement fiscal selon le mode d'usage | Assiette fortune | Revenu imposable | Déductions principales |
|---|---|---|---|
| Usage personnel | Valeur fiscale du bien ou quote-part PPE | Valeur locative pour la période personnelle ou disponible | Entretien et intérêts admis, avec justificatifs |
| Location complète | Valeur fiscale du bien ou quote-part PPE | Loyers réellement perçus | Charges rattachées au revenu locatif selon le droit applicable |
| Location partielle | Valeur fiscale du bien ou quote-part PPE | Loyers pour la période louée, valeur locative pour l'usage propre | Ventilation des intérêts, frais et entretien |
| PPE avec fonds de réserve | Quote-part du bien | Selon l'utilisation du logement | Traitement à vérifier selon la nature des travaux et du versement |
Le point de contrôle, pour un propriétaire de Martigny comme pour un propriétaire en station, reste la cohérence entre l'usage annoncé, les revenus déclarés et la ventilation des charges.
Le Service cantonal des contributions demande une documentation permettant de vérifier le bien, son financement, son usage et les revenus qui en découlent. Le propriétaire doit réunir les pièces avant de commencer la saisie, car une déclaration complète se construit à partir des justificatifs et non de souvenirs de dépenses.
L'ordre recommandé est le suivant :
En cas de location, le dossier comprend aussi le bail, les relevés de loyers encaissés et le décompte des frais d'administration et d'entretien. Les montants doivent pouvoir être rapprochés des mouvements bancaires ou des décomptes établis par le gérant.
Le contribuable soumis de manière limitée doit joindre une copie de la déclaration fiscale de son pays de domicile ainsi qu'une copie du bordereau d'impôt correspondant. Le service cantonal demande également un inventaire détaillé de la fortune mobilière et immobilière au 31 décembre, exprimé en francs suisses au cours de change de fin d'année, selon les indications du document officiel valaisan destiné aux personnes physiques.
Les pièces doivent être versées dans le dossier numérique cantonal ou transmises selon les modalités indiquées par le SCC. Une pièce manquante ne signifie pas forcément que la déclaration est fausse, mais elle peut entraîner une demande complémentaire et retarder la taxation.
L'erreur la plus coûteuse n'est pas toujours un mauvais calcul. C'est souvent l'omission d'un élément évident, comme un bien inscrit au registre foncier mais absent de la feuille de fortune. Une déclaration incomplète peut conduire à une rectification, à une taxation d'office ou à un rappel d'impôt selon la procédure applicable.

Voici les contrôles prioritaires :
Le propriétaire qui conteste une décision doit agir sur la base du bordereau reçu, des pièces disponibles et des voies indiquées par l'autorité. Une demande de correction tardive n'a pas le même cadre qu'une déclaration déposée à temps. Les règles de taxation d'office existent au niveau fédéral et cantonal, notamment à l'article 130 LIFD et à l'article 48 LI du canton du Valais, mais leur application dépend du dossier concret.
La déclaration d'impôt en retard en Valais doit être traitée sans attendre, avec les documents disponibles et une analyse des échéances indiquées par l'autorité.
Avant la transmission, le propriétaire peut effectuer une revue simple mais structurée :
La réforme fédérale annoncée est directement liée à la votation du 28 septembre 2025 sur l'impôt immobilier cantonal applicable aux résidences secondaires, selon la présentation officielle de l'Administration fédérale. En Valais, l'abolition de la valeur locative est présentée comme une évolution prochaine, avec la possibilité d'une nouvelle taxe facultative sur les résidences secondaires pour compenser la suppression (évolution de la valeur locative en Valais). Le régime actuel doit toutefois continuer à être appliqué tant que les nouvelles règles ne sont pas entrées en vigueur.

Le propriétaire peut préparer seul les pièces, le calendrier d'occupation et les relevés bancaires. L'examen de la ventilation en cas de location partielle, la réponse à une demande de renseignements, la rectification d'une taxation et la procédure liée à une taxation d'office nécessitent en revanche une lecture professionnelle du dossier.
Un rendez-vous utile commence par l'envoi préalable des documents. La fiduciaire vérifie ensuite la cohérence entre la fortune et le revenu, confronte la taxation reçue aux éléments déclarés et suit le dossier jusqu'au bordereau définitif, lorsque le mandat le prévoit. Cette méthode convient aussi bien à un propriétaire de Martigny qu'à un détenteur de chalet en station.
Les taux et montants mentionnes sont ceux en vigueur a la date de publication. Ils font l objet d adaptations regulieres, nous verifions les valeurs applicables a votre situation lors du rendez-vous.
LM-FIC Sàrl accompagne les particuliers et propriétaires du Valais romand dans la préparation, le contrôle et le suivi de leur déclaration liée à une résidence secondaire, y compris pour les biens loués ou détenus en PPE. Pour organiser une revue de votre dossier, visitez LM-FIC Sàrl ou appelez le 079 767 01 07.