
Une gérance immobilière se facture habituellement entre 3,5 % et 5 % des loyers bruts en Suisse romande, avec une logique dégressive selon le volume locatif. Ce pourcentage constitue toutefois un point de départ, car le coût total dépend des prestations incluses et des postes facturés en sus.
À Martigny, un propriétaire découvre souvent cette différence au moment de recevoir une première proposition. Le taux paraît simple, mais il faut encore vérifier s'il porte sur les loyers encaissés ou sur l'état locatif brut, si la TVA s'ajoute, et qui paie les états des lieux, les travaux, les sinistres ou les démarches de relance.
La bonne question n'est donc pas seulement « combien coûte une gérance immobilière? ». Il faut demander ce que couvre exactement l'honoraire, quelles tâches restent hors forfait et comment la facture évolue lorsque le bien connaît une rotation importante ou un problème technique.
À Martigny, un propriétaire peut recevoir une offre affichant 4 % et découvrir ensuite une facture plus élevée. Le taux ne suffit pas. Il faut vérifier sa base, les tâches couvertes et chaque poste hors forfait. Les repères suisses relatifs à la gestion d'un immeuble locatif sont présentés dans les indications consacrées à la gestion d'un immeuble locatif en Suisse.
Le premier contrôle porte sur les revenus concernés. Un pourcentage appliqué aux loyers encaissés évolue avec les paiements réellement reçus. Calculé sur l'état locatif brut, il peut rester dû pendant une vacance ou un retard de paiement. Le mandat doit aussi indiquer clairement si le taux est exprimé hors TVA ou TVA comprise.
L'honoraire de base comprend généralement l'encaissement des loyers, la gestion des baux, l'administration courante et une comptabilité de base. Les décomptes périodiques et les échanges ordinaires avec les locataires peuvent y figurer, mais leur contenu varie selon le mandat.
Les interventions ponctuelles restent souvent séparées. Une remise en état, un sinistre, la recherche d'un locataire ou le suivi de travaux peuvent entraîner des frais supplémentaires. Il faut également contrôler le traitement de la conciergerie, des charges sociales liées à certaines tâches et des travaux coordonnés, points recensés dans les repères suisses sur les frais d'administration et de PPE.
Règle pratique: comparez le coût annuel estimé, pas seulement le pourcentage affiché. Un taux inférieur peut coûter davantage si les exclusions sont nombreuses ou si chaque intervention est facturée séparément.
Avant de signer, demandez le mandat complet, les conditions générales et l'annexe tarifaire. Vérifiez si le pourcentage annoncé est exprimé avant ou après TVA en demandant cette annexe. Contrôlez aussi les règles de décompte et les documents comptables à l'aide des informations sur le décompte TVA et au formulaire correspondant. Cette vérification permet de rapprocher le taux annoncé de la facture réellement supportée par le propriétaire.
Le pourcentage suit les revenus du bien. Si les loyers augmentent, l'honoraire augmente aussi. Si l'immeuble reste partiellement vacant, le coût calculé sur les encaissements peut diminuer, mais la charge administrative de la gérance ne disparaît pas pour autant.
Le forfait fixe fonctionne autrement. Le propriétaire paie un montant convenu pour chaque période ou chaque objet, indépendamment du revenu locatif. Cette formule peut faciliter la prévision budgétaire, mais elle devient lourde pour un petit logement peu rentable si le travail demandé reste limité.
En Suisse, aucun barème légal ne fixe les honoraires de gérance. L'article 394 alinéa 3 du Code des obligations prévoit qu'une rémunération est due au mandataire si la convention ou l'usage lui en assure une, de sorte que le taux relève de la négociation entre le propriétaire et la régie. Les grilles diffusées par les prestataires suivent néanmoins une logique dégressive, puisque le taux appliqué aux loyers bruts annuels baisse à mesure que le volume locatif confié augmente et que les tâches administratives incompressibles se répartissent sur davantage de logements. Le propriétaire doit donc demander par écrit les paliers et les seuils exacts appliqués par le prestataire qu'il consulte.
Ces seuils ne constituent pas un devis pour un propriétaire valaisan. Ils montrent toutefois le principe économique. Les tâches administratives incompressibles pèsent davantage sur un studio isolé que sur un immeuble comprenant plusieurs logements. Un portefeuille situé entre Martigny, Sion et Sierre peut donc bénéficier d'une discussion sur le volume global, plutôt que d'une analyse objet par objet.
| Critère | Pourcentage sur loyers | Forfait fixe |
|---|---|---|
| Prévisibilité | Varie avec les revenus encaissés | Plus stable sur la période |
| Petit objet | Peut devenir proportionnellement élevé lorsque les loyers sont faibles | Peut peser lourd si l'activité est limitée |
| Portefeuille important | Une dégressivité peut s'appliquer | Le total dépend du nombre d'objets |
| Vacance locative | Le montant peut baisser, selon la base contractuelle | Le forfait peut rester dû |
| Travaux et sinistres | Souvent exclus ou soumis à un tarif distinct | Souvent exclus également |
| Complexité | Le taux seul ne la mesure pas toujours | Le forfait doit détailler les limites |
Un studio à Martigny demande parfois peu d'interventions, mais certaines tâches restent nécessaires, comme la tenue du dossier, le suivi du bail et les décomptes. Un appartement à Sion avec des demandes fréquentes peut mobiliser davantage de temps, même si son revenu locatif est comparable.
Le propriétaire ne devrait donc pas choisir uniquement le modèle qui semble le moins cher sur papier. Il doit mettre en parallèle le revenu annuel, le nombre de locataires, la fréquence des changements et les prestations techniques. Sans cette lecture, un forfait apparemment prévisible peut cacher des frais unitaires, tandis qu'un pourcentage attractif peut laisser une grande partie du travail hors mandat.
Un mandat standard décrit normalement la gestion courante du bien. La mise en location, l'encaissement des loyers, les rappels, la tenue du compte de gestion et la remise des décomptes font partie des éléments généralement attendus. La représentation du propriétaire dans les échanges ordinaires peut également être incluse.
La rédaction ou l'adaptation des baux doit être vérifiée séparément. Il en va de même pour la correspondance avec les locataires, les contrôles administratifs et la préparation des documents nécessaires au bouclement annuel. Deux mandats affichant le même pourcentage peuvent prévoir des périmètres sensiblement différents.
Les frais supplémentaires apparaissent surtout lorsque le bien sort de sa routine. Les exemples suivants doivent figurer dans l'annexe tarifaire ou faire l'objet d'une validation écrite:
À vérifier avant signature: l'article consacré aux honoraires et toutes ses annexes tarifaires. C'est souvent là que sont définis les prix unitaires, les vacations et les exclusions.
Les prestations soumises à la TVA doivent être présentées de manière lisible. Au 1er janvier 2026, le taux normal suisse est de 8,1 %, le taux réduit de 2,6 % et le taux spécial pour l'hébergement de 3,8 %, selon l’Administration fédérale des contributions.
Le contrat doit préciser si le pourcentage est exprimé avant ou après TVA. Une comparaison sérieuse se fait toujours sur la même base, avec les frais annexes et la taxe présentés séparément.
Deux biens soumis au même taux ne demandent pas nécessairement le même travail. Un appartement isolé, une villa, un local commercial et un immeuble de rendement génèrent des obligations différentes. La gérance doit aussi traiter un nombre variable de locataires, de baux, de demandes et de pièces comptables.
Un studio situé en plaine peut avoir un loyer relativement faible tout en exigeant les mêmes opérations administratives de base qu'un logement plus rentable. Le taux appliqué au revenu donne alors un coût proportionnellement plus lourd. Pour un immeuble de plusieurs logements, les opérations peuvent être réparties sur un état locatif plus large, ce qui explique la dégressivité couramment observée dans les barèmes suisses de gérance.
La charge augmente généralement lorsque le dossier comporte plusieurs intervenants ou des opérations récurrentes. Les facteurs à examiner sont notamment:
Un sinistre lié à l'eau illustre bien la différence entre gestion courante et intervention exceptionnelle. Le dossier peut impliquer la recherche de l'origine, la mise en sécurité, la coordination des entreprises, le suivi de l'expertise et l'information du propriétaire. La gestion des sinistres immobiliers doit donc être lue comme une prestation spécifique, pas comme une conséquence automatique de l'honoraire de base.
Dans le Valais romand, la stabilité des résidences principales peut simplifier certains suivis, mais elle ne supprime ni les obligations documentaires ni la gestion des travaux. Un immeuble situé à Martigny, Sion ou Sierre doit être analysé selon sa structure réelle, son état locatif et la fréquence des interventions.
Les petits objets dispersés sont souvent moins efficaces à administrer qu'un ensemble regroupé. Le déplacement, la coordination et la production de documents peuvent alors peser davantage, même lorsque le propriétaire ne détient que quelques logements.
Les montants ci-dessous servent à lire un mécanisme, pas à établir un devis. Ils portent uniquement sur l'honoraire calculé à partir des loyers, sans les frais annexes. Pour un immeuble entièrement occupé, un repère de 4 % à 5 % des loyers est indiqué pour la Suisse dans les indications suisses relatives à la gestion d'un immeuble locatif, qui mentionnent des taux plus élevés là où les loyers sont bas. Ce repère n'est pas un tarif valaisan. Le taux affiché ne suffit donc pas. Il faut vérifier les prestations réellement couvertes.
À Martigny, un studio loué 900 CHF par mois produit 10 800 CHF de loyers annuels. Avec un taux de 4 %, l'honoraire calculé atteint 432 CHF par an. À 5 %, il atteint 540 CHF par an. La recherche d'un locataire, l'état des lieux, certains rappels ou une intervention technique peuvent être facturés séparément.
Un appartement de 3,5 pièces à Sion, loué 1 500 CHF par mois, représente 18 000 CHF par an. Le calcul donne 720 CHF par an à 4 %, puis 900 CHF par an à 5 %. Le propriétaire doit contrôler si la mise en location, les décomptes et les démarches en cas de retard de paiement sont compris dans ce montant.
À Sierre, un immeuble de quatre logements générant 4 800 CHF de loyers mensuels atteint 57 600 CHF par an. L'honoraire ressort à 2 304 CHF par an à 4 %, ou à 2 880 CHF par an à 5 %. Le volume peut permettre de discuter un taux dégressif. À l'inverse, la coordination technique, les demandes des locataires ou la complexité comptable peuvent augmenter le coût total hors forfait.
| Type de bien | Loyer mensuel brut | Taux appliqué | Coût annuel estimé |
|---|---|---|---|
| Studio à Martigny | 900 CHF | 4 % à 5 % | 432 CHF à 540 CHF |
| Appartement 3,5 pièces à Sion | 1 500 CHF | 4 % à 5 % | 720 CHF à 900 CHF |
| Immeuble de quatre logements à Sierre | 4 800 CHF | 4 % à 5 % | 2 304 CHF à 2 880 CHF |
Ces calculs utilisent les loyers annuels de chaque exemple et les taux indiqués. Ils ne correspondent pas à un forfait fixe. Aucun montant forfaitaire moyen suffisamment documenté n'est fourni ici pour servir de référence générale. Avant de comparer deux offres, il faut donc additionner le pourcentage, les éventuels forfaits et les prestations facturées à l'unité. Les états des lieux, les sinistres, les travaux et les procédures peuvent modifier sensiblement la facture finale.
Le premier rendez-vous doit servir à faire préciser le périmètre du mandat. Une proposition bien présentée ne suffit pas si les exclusions restent dans une annexe peu lisible. Le propriétaire doit demander des réponses écrites et vérifier que les mêmes éléments sont comparés entre les offres.

Le contrat doit distinguer le forfait, le tarif horaire, le prix unitaire et le pourcentage additionnel. Il faut demander le traitement exact des états des lieux, de la relocation, des sinistres, des travaux et des procédures.
Une question simple permet souvent d'éviter une mauvaise surprise: « Quel serait le coût si le logement changeait de locataire ou si un dégât d'eau devait être suivi? » La réponse doit renvoyer à une clause précise, pas à une appréciation générale.
Au 1er janvier 2026, le taux normal de TVA applicable en Suisse est de 8,1 %, selon l'Administration fédérale des contributions. Le propriétaire doit vérifier si le taux annoncé est hors TVA, puis demander si des frais de dossier, de déplacement ou de résiliation existent.
Le contrat de gérance relève du mandat selon le Code des obligations suisse. Il peut être révoqué ou répudié en tout temps par l'une ou l'autre des parties, selon l'article 404 du Code des obligations. Les modalités pratiques, la remise du dossier et les honoraires déjà engagés doivent toutefois être relus dans le contrat.
Enfin, le propriétaire doit demander comment sont signalés les incidents, à qui sont adressés les décomptes et comment les décisions urgentes sont documentées. Une gestion claire repose sur des responsabilités écrites et un reporting compréhensible.
Les repères suisses situent généralement la gérance d'un immeuble de rendement entièrement occupé entre 4 % et 5 % des loyers, ce taux pouvant atteindre 7 % dans les régions où les loyers sont bas, selon les indications suisses relatives à la gestion d'un immeuble locatif. Le taux ne suffit pas à déterminer le coût final, car les travaux, sinistres, relocations, états des lieux et procédures peuvent rester hors forfait.
La négociation porte sur les honoraires et le périmètre contractuel. Elle ne permet pas d'écarter les règles fédérales applicables au bail. Pour une hausse de loyer, le bail suisse exige un formulaire officiel cantonal, une motivation chiffrée et une communication au locataire au moins 10 jours avant le début du délai de congé, selon les exigences décrites dans l'article 269d du Code des obligations. Le propriétaire doit donc distinguer le prix librement convenu du respect des procédures imposées.
Avant un rendez-vous, il est utile de réunir le bail, l'état locatif, les derniers décomptes, les contrats de travaux et la correspondance récente avec les locataires. Une simulation peut ensuite opposer le pourcentage et le forfait, en séparant les prestations courantes des interventions exceptionnelles.
LM-FIC Sàrl peut examiner ces éléments dans le cadre d'un échange à Martigny ou à distance, puis établir une proposition écrite adaptée au mandat envisagé. Le propriétaire conserve ainsi une base claire pour décider, sans confondre un taux affiché avec le coût total de la gestion.
Les taux et montants mentionnes sont ceux en vigueur a la date de publication. Ils font l objet d adaptations regulieres, nous verifions les valeurs applicables a votre situation lors du rendez-vous.
LM-FIC Sàrl accompagne les propriétaires du Valais romand dans l'analyse du mandat, la gérance locative, le suivi des sinistres et la coordination comptable liée aux biens immobiliers. Pour préparer une simulation et discuter des prestations réellement nécessaires, prenez rendez-vous en ligne sur LM-FIC Sàrl ou appelez le 079 767 01 07.